Considérer nos émotions comme des partenaires de vie

nos émotions comme des partenaires

Nos émotions nous posent souvent quelques problèmes.
Une remarque, un souvenir et …
nous sentons notre poitrine se soulever, ou les larmes jaillir; des sueurs froides ou bien une intense fatigue peuvent nous envahir.
Il y a bien sûr également des moments de joie intense qui nous remplissent d’aise.

Y a-t-il de bonnes et de mauvaises émotions ?
Celles que l’on redoute ont-elles un intérêt et des choses à nous apporter ?

Dans tous les cas, nous pouvons regarder les émotions comme une énergie qui nous traverse.

Poser un regard positif sur elles va permettre de ne plus nous battre ou nous défendre d’elles mais d’entrer dans une coopération avec elles. Les considérer deviendra une occasion de progrès.

Les rejeter ne servira qu’à repousser le problème à plus tard (et souvent l’agraver).

Voir nos émotions comme des partenaires est une manière de nous accueillir nous-même et d’apaiser nos tensions.

 

1/ Pour considérer nos émotions comme des partenaires : mieux comprendre le rôle de chacune

 

Des réponses adaptées aux situations rencontrées

 

Chaque émotion comporte une intention positive dont les origines remontent à la nuit des temps.

Si l’on revient aux origines de l’humanité, la peur nous a permis par exemple de nous protéger des dangers (bêtes sauvages …) et aujourd’hui, de ne pas traverser la route n’importe comment par exemple.

nos émotions comme des partenaires de vie
La peur nous avertit du risque en présence et nous permet de nous en préserver.

la colère nous fournit l’energie necessaire pour franchir un obstacle.

La joie nous permet de mieux nous intégrer à un groupe et à permettre des relations harmonieuses.

La surprise met tous nos sens en éveil pour faire face à un événement inconnu etc.

Le sentiment de dégoût va nous avertir efficacement d’une action, d’un domaine, d’une personne, d’une nourriture qu’il convient d’éviter.

Je ne peux passer en revue ici l’ensemble des émotions bien entendu.
Je rappelle que l’on reconnaît traditionnellement 3 à 6 émotions de base : tristesse, surprise et joie, auxquelles on ajoute colère, peur et dégoût.

Retrouvez plus d’informations sur la nature des émotions en cliquant sur ce lien

 

Un systême de guidage très perfectionné à notre service

nos émotions comme des partenaires

Les émotions constituent donc un système de guidage extrêmement sophistiqué pour nous permettre de nous adapter à toutes les situations que nous rencontrons.
Elles constituent le systême de régulation de notre équilibre intérieur pouvant aller jusqu’au signal d’alarme.

 

La peur par exemple  rend nos réflexes plus vifs et notre vision plus acérée. Nous devenons également moins sensibles à la douleur.
Les larmes lors d’un épisode de tristesse signalent à l’entourage qu’il y a un problème (très utile chez un bébé qui n’a pas les mots pour le dire, mais efficace chez les adultes également !).

Elles ont un rôle de boussole au service de la satisfaction de nos besoins immédiats comme de nos besoins plus profonds.

Elles peuvent attirer notre attention sur des manques importants.

Ne pas entendre l’émotion, ne pas en tenir compte est une excellente manière de tomber malade.

 

 

3/ Considérer les émotions comme des partenaires de vie : l’accès à l’autre

les émotions comme des partenaires

Ne pas accueillir nos émotions conduit peu à peu à nous couper de nous-mêmes mais aussi des autres.

Les émotions, c’est la flamme ardente de la vie.

Retrouvez dans l’article lié à ce lien comment  Robert Plutchik (professeur américain spécialiste des émotions)  répondait à son auditoire qui lui demandait de ne plus ressentir d’émotion …

Nous avons besoin des émotions. Et cette flamme du vivant s’étaient peu à peu si on ne l’accueille pas.
Ne pas parvenir à exprimer ses émotions peut devenir une véritable maladie connue sous le nom d’alexithymie.

Le partage des émotions humanise et nous met en lien les uns avec les autres.

nos émotions comme des partenaires

 

4/ Considérer nos émotions comme des partenaires : sortir du jugement

 

Nous savons donc maintenant que l’émotion n’est pas du tout notre ennemie.

Ceci constitue un élément supplémentaire pour ne pas se juger ou juger les autres : une émotion, un sentiment ne sont ni bien ni mal, car ce sont des réactions spontanées de l’organisme.

Je vous propose une autre approche très utile :

Inspirons-nous de l’époché qui est un parti pris philosophique.
Il s’agit de suspendre son jugement pour un temps et de regarder chaque chose comme si on n’avait pas de connaissance préalable sur cette chose.

Il est précieux de mettre en place cette philosophie le plus souvent possible afin de regarder la vie (et donc les autres, et pourquoi pas … nos émotions) avec des yeux neufs.

Cela atténue ainsi toutes les mémoires engrangées sur des situations passées et qui continuent à agir à notre insu.
Certaines sont intéressantes à être conservées. Par exemple se souvenir que le feu brûle.
Mais pour d’autres, il est au contraire important de ne pas rester avec ces repères inutiles.

Par exemple : enfant, j’ai été agressée par un homme à la chevelure grise abondante et j’ai du mal à approcher des personnes présentant cette caractéristique aujourd’hui.
La peur ici se déclenche encore alors que le réel danger est passé.

 

 

4/ Comment agir pour considérer nos émotions comme des partenaires de vie ?

 

Les émotions sont nos alliées, mais les plus douloureuses deviennent contre-productives si elles sont trop intenses (en décalage avec ce qui se passe dans notre vie), ou trop fréquentes.

Ce n’est donc pas l’émotion en elle-même qui est problématique, c’est son intensité.
Par exemple : une porte claque et je fuis en hurlant penant quelques minutes.
Ce qui va me porter préjudice, ce n’est pas d’avoir eu peur mais c’est la puissance, l’amplitude de la réaction, directement liée à l’amplitude de l’émotion elle-même.

Il est donc fondamental de se baser non sur ce que je crois qui est présent mais sur ce qui l’est réellement (ex: les messieurs à cheveux gris ne sont pas toujours dangereux …)

Une autre difficulté peut être la trop grande fréquence des émotions douloureuses.
Autant il est bon d’être informé par notre système émotionnel, autant il est insupportable d’être sur-informé !
Par exemple, si je pleure pour un objet que j’ai perdu, c’est normal. Mais si je pleure tous les jours, pendant des mois c’est sans doute trop. Cela va beaucoup me fatiguer et entretenir un morale en berne.

Il est tout à fait possible de revisiter nos comportements émotionnels.

Il s’agit d’ajouter plus de conscience dans vos vies :

Accepter de voir les choses en face, de prendre quelques risques en adoptant de nouveaux comportements, entendre les remarques des autres si elles sont pertinentes bien sûr.
S’entraîner à ne pas entretenir les sentiments facheux et lâcher prise sur ce qu’on ne peut pas changer.
Il s’agit également de voir le positif dans chaque situation.

Ce programme pas toujours facile à réaliser peut être utilement soutenu par la pratique de la méditation, du yoga et la sophrologie par exemple.

nos émotions comme partenaires

Mais parfois, les empreintes émotionnelles douloureuses perdurent car il y a besoin d’agir plus pour se sentir mieux.

C’est dans ce but que j’ai créé un programme « Anti-stress » pour gérer ses émotions efficacement.

Le prochain lancement aura lieu lors d’une conférence le 20 novembre 2018 à 20h.
Pour rejoindre la conférence, il est nécessaire de s’inscrire en cliquant ici (nombre de places limité) :
Accès à la conférence en ligne

Au bas de mon article précédent sur les émotions (déja cité  : apaisez-vous émotionnellement pour retrouver la sérénité), le pertinent commentaire de « Paul » rappelle ceci :

L’apaisement émotionnel fait partie des 5 formes d’intelligences émotionnelles indispensables à l’équilibre d’un individu, à son développement et à sa réussite :

– la première suppose une parfaite connaissance de ses propres émotions
– la deuxième est notre aptitude à les canaliser, à les apaiser
– la troisième consiste à adapter ses sentiments à chaque situation
– la quatrième est la faculté de percevoir les sentiments de l’autre (l’empathie)
– La dernière est la maîtrise des relations humaines : un bon contact avec les autres engendre une faculté particulière à gérer ses émotions

Mon programme en ligne vise à vous faire progresser sur tous ces points.

Il arrive que certains troubles émotionnels soient extrêmement handicapants. Il s’agit souvent de ceux qui sont issus de traumatismes.
Dans ce cas, il faudra parfois ajouter à toutes les suggestions faites ci-dessus un traitement spécifique du traumatisme comme avec l’EMDR qui est d’une grand efficacité.
D’autres thérapies peuvent aider. Je vous conseille d’en parler franchement avec le thérapeute avant de commencer un travail, et de vérifier au cours de l’accompagnement que ce qu’il propose correspond bien à ce que vous recherchez.

En considérant nos émotions comme des partenaires, et si besoin en vous faisant aider sur les points les plus délicats de votre histoire, la sérénité s’installera au plus vite au plein coeur de vos vies !

 

Crédit images : Pixabay

 

 

 

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2 Commentaires

  • Véronina
    le 14:44h, 13 novembre Répondre

    mon émotion maximale est d’avoir envie de vomir. ça peut être immédiat sans rien manger d’indigeste.
    ma petite voix intérieure me dit: « tu n’y arriveras pas, c’est trop lourd à porter, donc trop lourd à digérer… »
    c’est très fatigant. et je perds confiance en moi.
    Chaque fois je dois me raisonner, me convaincre que ce n’est pas si insurmontable;
    En lisant cet article, je me demande si j’ai vécu un traumatisme plus jeune?

  • Elisabeth Aubret
    le 15:15h, 14 novembre Répondre

    Chère Véronina
    Merci pour ton si sincère partage.
    Tu dis « je me demande si j’ai vécu un traumatisme plus jeune ».
    Déja, c’est sûr que oui, On vit tous des traumatismes (la naissance peut en être un car les changements qui surviennent sont rapides et intenses).
    Disons qu’on vit tous des moments compliqués, mais cela ne va pas tous nous impacter de la même manière.
    Tu peux te demander s’il y a un événement qui te reste sur l’estomac par exemple …
    Tu peux aussi le retrouver avec un thérapeute, mais pas toujours.
    Si tu n’as pas trop d’idée du pourquoi (ce qui semble être le cas), tu peux travailler pour adoucir la situation.
    La première étape, c’est de considérer ce qui t’arrive comme un langage de ton corps qui a du sens (comme je l’explique dans l’article)
    Car toute partie en nous qu’on écoute et qu’on considère, va être beaucoup plus coopérative qu’une partie reniée et rejetée.
    Tu peux aussi lui « donner de l’air » quand elle survient , en repirant doucement à travers elle, afin de l’assouplir.
    Le travail sur les émotions est passionant. Pourras-tu assister à ma conférence sur le sujet ?
    Je t’embrasse

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