Lâcher prise, facteur de puissance ou d’impuissance ?

 

1. Devenir puissant dans la logique du développement personnel à la mode du moment

 

Aujourd’hui, une image est passée sur mon mur Facebook .

La voici :

Elle est très réussie, très colorée et agréable à regarder.
Et je suis d’accord 100% avec ce qu’elle exprime.
C’est sans doute son titre qui m’a fait un peu tiquer.
Quelle est cette puissance dont ils parlent ? Ne glisse-t-elle pas vers la toute puissance ?
Comment faire la différence ?

Je pense simplement que si on n’y prend pas garde, on peut être piégé dans un « tout succès » qui glisse vers une « toute puissance » qui finalement produit l’inverse de ce à quoi nous aspirons tous : être heureux.

Je la passe rapidement en revue :
1. Je suis renforce notre sentiment d’exister
2. Je peux renforce la confiance en soi
3. Je fais nous inscrit dans le concret
4. Magnifique nous inscrit dans la capacité à nous émerveiller
5. Oui nous permet de nous positionner clairement
6. J’attire affirme ce que nous désirons
7. Je choisis nous rend actif dans ce qui nous arrive
8. C’est possible ouvre les portes
9. J’accepte Tiens tiens la citation de marc Aurèle : « Donne moi le courage d’accepter ce qui ne peut être changé, la force de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre »
10. Je crée pousse mettre en oeuvre notre créativité
11. Je m’aime renforce le goût de soi.

 

2. Qu’est-ce qui fait que ce formidable programme n’est pas appliqué ?

 

Comme vous l’avez remarqué, toutes ces affirmations poussent à agir.
C’est excellent pour les personnes qui hésitent, qui reportent, qui manquent d’ambition peut-être …

Néanmoins, parfois dans la vie, on y va vraiment.
Et ça marche, on avance, on court, on vole, et même, on réussit.
Voilà le grand mot « la réussite, le succès » qu’on nous sert à toutes les sauces.
La notion est importante.
Je suis la première à promouvoir cela, à y travailler, à l’enseigner, à permettre que le plus grand nombre y ait accès.

Cependant, il arrive qu’avec toute la meilleure volonté du monde, le travail, les bonnes pratiques, savoir dire : je peux,  c’est magnifique, je fais, je crée, oui, j’attire, je choisis, je m’aime … l’échec survienne.
On peut aussi vivre l’impossibilité de mettre en oeuvre une ou plusieurs de ces prescriptions (pour cause d’hypersensibilité, de traumas non réglés, de maladie …)

Et là c’est le choc !

L’incompréhension, le désert, la frustration.
Un immense sentiment d’impuissance ou de culpabilité etc  peut nous envahir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que certains ne font pas, ne choisissent pas, ne veulent pas … Pas parce qu’ils sont plus bêtes que les autres, non !
Peut-être qu’ils veulent se préserver des cruelles déceptions possibles.
ou parce qu’ils sentent que ce n’est pas le bon moment pour eux ?

Nos sensibilités ont une intelligence propre qui peuvent se prémunir  d’un discours dominant, si positif soit-il.

A ce titre, vous pouvez cliquer ici pour télécharger gratuitement mon livret : 7 clés pour faire de ses faiblesses une force et comprendre comment nos ombres et nos faiblesses constituent notre trésor sacré.

 

Le lâcher prise, source de puissance?

 

Avez-vous remarqué que l’auteur de l’infographie (Succes days) n’a pas oublié le point n°9, j’accepte ?
Oufffff !
Car cela indique tout ne dépend pas de soi contrairement à ce qu’on entend souvent.

Ou plus précisément, il dépend de soi d’accepter ce qui ne peut être changé.

Personnellement plutôt que le mot accepter (qui a des accents de passage en force), j’emploie le mot accueillir. Mais c’est la même idée.

Lorsqu’on accepte ou qu’on acueille ce qui ne peut pas changer, on lâche prise.
Et loin d’être un acte de rédition, d’abandon, de lâcheté, c’est le comble de l’action, la condition de la puissance !!!

Je crois sincèrement que ce petit point discret, le n°9 est la condition de la réussite de tous les autres.

 

 

Et pour enfoncer mon clou, je vais faire appel à Einstein ! (si si, cette citation là a été authentifiée) :

« Une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès, qui implique une agitation permanente. 

 

Importance du lâcher prise

 

J’opte donc pour ma part pour :
garder précieusement les 10 autres préceptes, et également ne pas oublier pas le 9e .

Non, vous n’êtes pas nul, médiocre ou téléguidés par vos peurs parce que vous ne vous lancez pas dans une action conquérante.

Ceux qui ne sont pas conscients de leurs limites ne sont pas mieux lotis que vous.
Il est parfois beaucoup plus opportun de ne pas « faire » ou ne pas dire oui.

Car la vie est faite de ces deux mouvements : donner et recevoir, aller vers et accueillir.

Lâcher prise sert à respecter la respiration même de la vie.

« Le déni de fragilité est au coeur de tous les dérèglements de la planète.
Patrick Viveret

Si on ne fait que des prises donc des actions efficaces, on se lance dans  une course sans fin, un mouvement « yang » de conquête et de pouvoir.

Lâcher-prise permet de ressentir, de se calmer et d’accueillir, de laisser de l’espace à l’autre et à tout autre.
Il ouvre nos coeurs, nos corps notre être tout entier au 
mouvement plus « yin » pétri d’écoute et de compréhension.

Si le monde est empli de nos certitudes et de nos mises en oeuvre, à quel moment peut-il nous parler, s’insérer, nous inspirer ?
Comment saurons nous apprendre de nos erreurs, accueillir la nouveauté, ouvrir des portes inconnues ?

Par quel moyen pourrons-nous réguler notre ego, empli de nos réussites, de nos besoins de brillance ?
Comment pourrons nous ne pas juger les autres qui semblent plus timorés ?
Et comment ne pas nous juger nous-mêmes ? Nous traiter d’incompétents, de loosers ? ou de malchanceux et d’entretenir du ressentiment ?

 

Savoir lâcher prise au bon moment

 

Je n’oublie pas la suite du point n°9 : avoir la sagesse de distinguer quand il est opportun de passer en mode action et à quel moment il s’agit d’accueillir ce qui est .
Car ce n’est pas si simple.

Portons une attention toute particulière au dualisme qui nous imprègne (juger ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est puissance et ce qui est faiblesse …) en essayant de le dépasser :

  • Dans un premier temps, garder la vision des deux énergies, des deux mouvements, des deux directions, sans les opposer est fondamental.
    Pas de notion de jour si je ne connais pas la nuit, d’action sans repos, de plus sans moins.
    C’est de ces polarités que jaillit la vie.
  •  Voir les deux options, les considérer, et y consentir me paraît très important.
  • Passer à l’action quand c’est possible pour soi, tout en lachant le résultat.

Pour cela, visionnez la vidéo en cliquant ici : Comment lâcher prise et atteindre son but ?

Méditons sur ces deux mots : lâcher, prise, contradictoires et pourtant à tenir ensemble.

  • N’oublions pas de nous inspirer de la nature : le chien qui joue (lacher) et qui garde la maison (prise), l’aigle qui plane (lâcher) et qui plonge (prise), la fleur qui boit (prise) et qui s’épanouit au soleil (lâcher) .

 

 

 

Allez, une dernière petite citation, avec Lao Tseu, pour la route ….
«  Dureté et rigidité sont compagnons de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences dans les commentaires. J’y répondrai avec attention.

 

 

 

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4 Commentaires

  • Ma
    le 08:28h, 26 septembre Répondre

    BOnjour Elisabeth,
    Merci pour cet lumière apportée sur ce qui peut aussi faire violence dans le monde du développement personnel où parfois on a le sentiment qu’on devrait être toujours plus… plus heureux, plus mince, plus conscient, plus expressifs, plus forts, plus créatifs, plus responsable… bref… presque pas humain-es. Moi, Wonder woman ou Super-Man ne me font pas rêver ni comme ami-es ni comme amour. Alors je crois qu’arriver à être juste à la hauteur de soi même en se regardant avec amitié est vraiment un enjeu pour plus de sérénité. » Foutez-vous la paix » de F Midal éclaire également ce chemin.
    Bonne journée

    • Elisabeth Aubret
      le 10:33h, 26 septembre Répondre

      Jolie expression Ma : se regarder avec amitié.
      Donc vouloir le meilleur pour soi tout en s’acceptant dans ce qui fait faille, et si possible, en s’aimant même à cet endroit.
      Etre en amitié avec soi-même et avec les autres pour être pleinement humain. Ou l’inverse.
      J’adhère à ce programme.
      Et je vous regarde avec amitié 😉

  • jacqueline
    le 21:38h, 01 octobre Répondre

    Que ces paroles sont justes et belles….J’y souscrit tout à fait pour le vivre depuis 2 ans! Faire ce que l’on veut quand on veut et comme on veut est excitant certes,permet d’être en actions ,d’être vu,apporte beaucoup de joies! Mais le choc est d’autant plus brutal comme vous le dites ,lorsque la tendance change de sens….Eh oui,du jour au lendemain,la maladie fait des ravages qu’il faut pouvoir assumer de suite ,et puis ,vivre avec ensuite.Ce fut très difficile de décrocher par obligation, de prendre du temps pour moi,alors que je le prenais pour les autres,pour faire face à ce que j’entreprenais..;OUi,ce fut très difficile,ça l’est moins aujourd’hui,mais des points restent à gérer . Savoir décrocher quand il est encore temps serait plus facile à vivre car voulu. Accepter la situation vient longtemps après.Au bout de 2 ans de révolte,de lutte, d’exercices de kiné de toutes sortes,je réalise que c’est possible,qu’il y a encore des choses à faire,à vivre.à voir. ACCEPTER CE QUI NE PEUT ETRE CHANGE ,VOILA LES MOTS A APPRENDRE!
    Merci pour ce message .A lire et relire sans modération

    • Elisabeth Aubret
      le 07:15h, 04 octobre Répondre

      Ouaaah ! Merci Jacqueline pour ce magnifique témoignage.
      Je pense que cette idée : savoir décrocher quand il est encore temps serait plus facile à vivre car voulu, est une très belle piste.
      La vie nous offre tant d’occasions !
      Je pense à la phrase de Coluche : il faut mourir avant d’être mort sinon après c’est trop tard.
      Lol
      Et toujours avec discernement évidemment.
      La vie est un art assurément 🙂

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